Détours en Gironde – Rions

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Rions passe pour être l’une des plus anciennes villes d’Aquitaine. La proximité du fleuve, les nombreuses sources et la configuration du site facilitent une occupation des lieux depuis des temps immémoriaux. Des tessons de céramiques datant du Premier Âge du Fer, trouvés sous le lieu d’implantation de l’église atteste d’une occupation protohistorique du site.

À l’époque romaine, de luxueuses villas tournées vers le fleuve occupent les premiers coteaux de Garonne. Rions est alors connue sous le nom d’Aquita et vraisemblablement élevée au rang de capitale. De la villa Ryuncium (signifiant « bâti sur le roc ») naissent le castrum et autour du château, les premières fortifications.

Plus tard, les Seguin, héritiers du Comte Seguin, lieutenant de Charles le Chauve et seigneurs de Rions, fidèles aux souverains capétiens lui offrent un rôle important. Les remparts de la ville sont achevés en 1253. Foires, commerces, magnifiques jardins contribuent à sa renommée.

Rions devient contrée anglo-gasconne après le mariage en seconde noces d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri de Plantagenêt. Après trente années de prospérité, grâce notamment au fleuve permettant des échanges commerciaux florissants avec Bordeaux, la ville est conquise en 1285, rasée et ses remparts démantelés suite à la bataille avec Charles de Valois, frère de Philipe Le Bel. Dès le début du XIVème siècle, Rions relève ses défenses avec l’autorisation du roi d’Angleterre. Suite à la bataille de Castillon, en 1453, la cité redevient française après trois siècles d’appartenance anglaise. L’activité portuaire et fluviale est stimulée avec le commerce du vin, des pastels et de la pierre par les différents seigneurs depuis la famille d’Albret jusqu’au XVIIème siècle, puis jusqu’à la révolution française avec notamment la famille Sallegourde.

Au XIXème siècle, les moyens de transport modernes et l’envasement progressif du bras de Garonne ralentissent l’activité économique de la cité. Dès 1862, l’archéologue Léo Drouyn et le rapport du Marquis de Castelnau permettent le classement de l’enceinte fortifiée au titre des Monuments Historiques sans pouvoir éviter les destructions volontaires comme celle de la porte de Lavidon ou de la Tour de Ségur. C’est ainsi que dès le milieu du XIXème, des travaux d’alignement ont déjà beaucoup modifié la physionomie du Rions médiéval.

L’enceinte au tracé régulier semble avoir fermé la ville tant au sud-ouest, où un escarpement naturel la défend naturellement, que sur les deux autres faces où deux fossés parallèles la complètent. Un chemin occupe maintenant le sommet de la braie qui séparait les fossés et que l’on appelait autrefois la « chaussée ». Les courtines étaient irrégulièrement scandées de tours et des portes fortifiées défendaient les entrées. C’est ainsi qu’en arrivant à Rions et en suivant le parcours, le visiteur découvre :

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